The beat behind the brands

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Entre défilé et concert : l’indie sleaze, langage commun de la nuit

Entre défilé et concert, il y a un langage commun : celui de la nuit.
Au début des années 2000, l’indie sleaze transforme le désordre en style, la sueur en esthétique, le flash en signature. Des caves new-yorkaises aux pubs londoniens, des Strokes aux Libertines, la musique façonne les silhouettes autant que les refrains.
Jeans trop serrés, boots fatiguées, vestes officiers sorties d’un autre siècle : un uniforme accidentel devenu manifeste.
Aujourd’hui, cette grammaire visuelle revient hanter la mode. Le style comme un concert qui ne finit pas.

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GOSPEL ET R&B : UNE MÊME VOIX, PLUSIEURS DIMENSIONS

Le gospel est à la racine du R&B.
Pourtant, les deux sont souvent perçus comme des mondes séparés : l’un sacré, l’autre profane.

Cet article revient sur ces liens et sur la tension qu’ils impliquent.


Il explore la manière dont une même voix, formée dans un cadre religieux, circule entre ces deux espaces sans jamais perdre son intensité ni sa charge expressive.

Des premières catégorisations du Rhythm & Blues au R&B contemporain, le sujet change, le contexte évolue, mais les pratiques vocales de l’église demeurent.

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Bassline : L'arme secrète de la pop britannique

La bassline, courant souterrain de la club music britannique connaît un retour depuis quelques années. On peut l'entendre dans les productions de Pink Pantheress, y voir des clins d'œil dans le travail de Jorja Smith où dans les productions du DJ Interplanetary Criminal qui signe avec Eliza Rose le tube de 2023 B.O.T.A (Baddest Of Them All). Si aujourd'hui le genre s'installe confortablement dans les charts, il est né dans les années 90, très loin de la lumière, sur le dancefloor poisseux d'un club de Sheffield, le Niche. Dans les années 2000, la bassline évolue en fusionnant avec le grime et obtient son premier succès d'envergure "Heartbroken" de T2 et Jodie Aysha, avant de s'évanouir, impuissante face à l'arrivée de l'EDM au début des années 2010. Son retour en 2020 signe une fois de plus l'importance du revival de la musique électronique UK, qui a su utiliser la puissance de la pop pour faire peau neuve.

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Mahraganat : bande-son d’une Egypte muselée

Mahraganat : bande-son d’une Égypte populaire2022 : Le nouveau dirigeant du syndicat musical d’Égypte, Mostafa Kamel, bannit les mahraganat de la scène.
Le prétexte ? Une offense aux mœurs de la société égyptienne, une vulgarité qui ne correspondrait pas à l’image souhaitée du pays.2025 : Alaa Fifty, Fares Sokar, Mohamed Ramadan, El Sawareekh, Essam Sasa et bien d’autres artistes continuent de produire, de s’exporter et de rassembler leurs millions de fans.
Non seulement le peuple garde son souffle, mais le son persiste et le genre s’inscrit dans une longue lignée de musiques qui racontent le quotidien des classes populaires.
Le mahragan est une ballade sonore dans les ruelles de l’Égypte : un genre qui, comme le peuple, continuera d’exister, de s’exprimer et de résister.

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Dennery Segment : carburant de la sono de Sainte-Lucie

Sur la côte est de l’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes, se trouve le village de Dennery, place forte depuis d’un genre de musique électronique ultra-local, le Dennery Segment.

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HOUSE ET R&B, GRAND PONT SUR LE DANCE FLOOR

𝙃𝙊𝙐𝙎𝙀 & 𝙍𝙉𝘽 : 𝘾𝙊𝙐𝙎𝙄𝙉𝙀𝙎 𝘿𝙀 𝘾𝙇𝙐𝘽.

Elles ont grandi ensemble sur fond de soul, de funk et de disco.
Depuis, leurs chemins se croisent sans cesse, au rythme des clubs et des époques.

Des nuits du Paradise Garage aux lumières de Renaissance

la House et le R&B n’ont jamais cessé de se répondre. 

Comme deux cousines qui se retrouvent autour du son.

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Disco Demolition Night : La nuit où l’Amérique enterra le disco

12 juillet 1979, Chicago. Ce qui devait être une simple opération promo tourne à l’émeute : des milliers de vinyles explosent, la foule envahit le terrain et le disco bascule de la grâce à la disgrâce.

Ce soir-là, c’est bien plus qu’une caisse de disques qu’on fait sauter. C’est un pan de culture populaire, noire, queer et urbaine qu’une partie de l’Amérique rejette. Un véritable autodafé musical.

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ARTICLEGuillaume Girodon